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L'ensemble des
"jeux"
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Détail d'une
"note"
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- utilisation d'un nouveau système de protection des banques de sons sous licence, que MDA a sous-traité à la société iLok. Cela implique une inscription (gratuite) chez iLok et l'achat d'un dongle iLok. Lors de l'installation d'Hauptwerk V l'ancien dongle sera effacé et deviendra inutilisable. La licence Hauptwerk sera automatiquement transférée dans le dongle iLok ainsi que les licences achetées une fois le logiciel iLok Licence Manager installé sur votre disque dur et votre compte iLok activé. Ne mettez toutefois pas l'ancien dongle à la poubelle car il reste reconnu par HW4 ce qui permet encore d'ouvrir un certain nombre de banques de sons cryptées passant dans la version d'évaluation gratuite.
- disparition de la version d'Évaluation gratuite, et de son fameux triangle. Il n'est plus proposé que deux versions payantes: Lite et Avancée. La version Avancée peut être soit achetée, soit accessible par abonnement (mensuel ou annuel) avec mises à jours automatiques pour toute la durée de l'abonnement. La version Lite n'est proposée que par abonnement. Ce système d'abonnement est assez contraignant car il nécessite une connexion permanente à internet. Il s'avère également assez rapidement plus couteux qu'un achat. Il sera toutefois possible, après ouverture d'un compte iLok, d'installer la version Lite qui fonctionnera en mode Évaluation, sans aucune restriction ni son de triangle pendant 14 jours avant de nécessiter un achat ou un abonnement pour pouvoir continuer à fonctionner.
- ajout d'un puissant et et très efficace système de réverbération artificielle.
- ajout d'une table mixage dont l'utilisation est assez semblable à celle d'une table de mixage de studio.Il est intéressant de savoir que le dongle Hauptwerk ou iLok est totalement indépendant du matériel utilisé. Il est unique, mais peut passer sans encombre d'un ordinateur à un autre (voire d'un PC à un Mac) et se trouve immédiatement opérationnel pour peu que son pilote ait été installé (uniquement pour Hauptwerk 4). C'est également le support de la licence des banques de sons protégées. Il est aussi intéressant de savoir qu'il n'existe qu'une seule et unique version du logiciel (celle mise en téléchargement) et que c'est donc la présence, ou non, du dongle et de la licence qui y est inscrite qui fait la différence.
- Augmentation de la polyphonie (pour la version Avancée uniquement).
- Dans les deux versions, aucune limitation de mémoire pour le chargement d'une banque de sons (à part la quantité de mémoire vive embarquée dans votre ordinateur)
- Toutes les banques de sons cryptées, même celles sans licence, devront être adaptées par les éditeurs et ré-installées pour pouvoir être ouvertes par Hauptwerk V.
Bien vite, les banques de sons gratuites ne m'ont pas satisfait
pleinement, même si certaines d'entre-elles, destinées à servir
de produit d'appel et de démonstration de savoir-faire, sont
particulièrement soignées. Mais les instruments enregistrés sont
souvent de petites taille et il arrive (de moins en moins
souvent d'ailleurs) que la qualité de la numérisation ne soit
pas idéale (une seule boucle par son) ou limitée (un seul
échantillon pour plusieurs notes), ou encore que la
réverbération ait été coupée ou pas enregistrée, pour gagner de
la place en mémoire ou toute autre raison (comme la possibilité
d'utilisation dans un lieu déjà réverbérant naturellement). J'ai
donc été piocher dans le catalogue des banques de sons
commerciales, qui s'étoffe de mois en mois, afin de trouver les
instruments qui me convenaient le mieux sans trop grever mon
budget. Car il y a de tout et à tous les prix, les plus chers n'étant pas
nécessairement les plus beaux. Heureusement que ces
banques de sons ont fait l'objet de très nombreux
enregistrements, qui permettent de se faire une idée avant
d'acheter. On trouve ces démos sur le sites des éditeurs mais
surtout sur les sites très spécialisés de PCOrgan
ou de Contrebombarde, ainsi que sur le récent site de Wolfram Syré,
alias Contrabaixon, consacrés uniquement aux banques de sons
destinées au logiciel Hauptwerk: de vraies mines d'or! Toutes
ces démos sont en MP3 (parfois .waw) et librement
téléchargeables. Une astuce pour retrouver quelque chose sur
Contrebombarde: allez sous l'onglet "Browse". Vous allez y trouver, classées par
date, les démos les plus récentes et, sur la même page, un champ
de recherche par instrument (ou lieux). Ne négligez pas non plus
YouTube.
Très vite il m'a fallu tenir compte de la dure réalité des
choses: à savoir que le logiciel Hauptwerk chargeant dans la
mémoire de l'ordinateur la totalité de chaque banque de sons
(les disques durs actuels ne sont pas encore assez rapides), il
faut beaucoup de mémoire pour accéder à certains instruments.
J'ai donc aussi acheté de la mémoire, puis regretté que mon
ordinateur soit limité à 4 Go car cela m'interdisait l'accès à
certains gros instruments, bien tentants mais qui exigent
beaucoup plus (sauf à renoncer à certains jeux ou à certaines
boucles). Allez, ça forçait à rester raisonnable! J'ai ensuite
changé d'ordinateur pour un iMac doté de 8 Go de mémoire vive,
ce qui me permet enfin de charger de plus grosses banques de
sons dans toute leur splendeur. La sortie, toutefois, de la
version 4 de Hauptwerk, laquelle occupe environ 500 Mo de RAM en
plus, a remis un peu en cause tout cela et certaines de mes plus
belles banques de sons commençaient à se trouver bien à
l'étroit. Mais cette version 4, entièrement ré-écrite et dont la
présentation a été totalement refaite, apporte tant
d'améliorations qu'elle s'impose naturellement. Voilà pourquoi
j'ai donc fini par craquer et passer la mémoire de mon iMac à 16
Go, ce qui me permet de charger presque toutes mes banques de
son en 24 bits. Bien entendu, tout cela supposait que je possède
la version étendue de Hauptwerk puisque, comme je l'explique
plus haut, la version de base est limitée à 3 Go utilisables. La
mise à jour m'a été offerte par Martin Dyde, le créateur de
Hauptwerk, en remerciement des traductions que j'avais faites de
son site web. Je l'en remercie vivement.
La profondeur de l'échantillonnage a en effet de l'importance: plus elle est élevée et plus la restitution est fidèle et précise. Hauptwerk permet 4 types de chargements et même un panachage jeu par jeu:
Cela
vaut donc la peine de prendre son temps et de tester plusieurs
(très longs) chargements successifs afin de déterminer lequel
utilisera au mieux votre mémoire. Il suffit parfois de peu de
choses pour passer. Il arrive aussi (en particulier chez Sonus
Paradisi) que certains jeux soient enregistrés sur deux voies
séparées (gauche et droite); il n'est dans ce cas guère utile
d'encombrer la mémoire en les chargeant en stéréo. Aussi, si on
ne dispose pas d'un équipement surround, le chargement des voies
arrières (rear) est inutile, voire parfois déconseillé. Mais des
essais sont conseillés car même sur une installation stéréo un
chargement des voies arrières, si la mémoire l'autorise, peut
apporter beaucoup d'ampleur et de réalisme à un instrument
(c'est presque toujours le cas chez Augustine ou chez Sygsoft).
Je
me trouve donc à présent à la console d'un certain nombre
d'orgues, souvent historiques et parfois prestigieuses qui
sonnent remarquablement, avec un réalisme tel qu'il est parfois
difficile de ne pas se croire à la tribune même de l'instrument
(c'est du moins ce que m'a affirmé un ami organiste à qui je
faisais tester la banque de sons du beau Cavaillé-Coll de Metz).
L'édition de nouvelles banques de sons est d'ailleurs en
constante progression et leur qualité s'améliore régulièrement
(quitte à devenir parfois des monstres en ce qui concerne la
place nécessaire en mémoire). Il est intéressant de noter que,
contrairement aux orgues électroniques que l'on trouve tout
faits dans le commerce et qui sont plus ou moins l'œuvre de
techniciens, les banques de sons destinées au logiciel Hauptwerk
sont toutes dues à des organistes professionnels ou à des
amateurs éclairés, très exigeants sur leur instrument et à
l'oreille impitoyable. Les critiques des utilisateurs, sur le forum (en anglais) du
site de Hauptwerk ne sont pas moins directes et
souvent très "pointues". Et le forum
français a de plus en plus de participants. On trouve
aussi de nombreuses indications intéressantes sur le forum de l'Orgue Libre, dont le
ton effectivement très libre et souvent passionné est toujours
très rafraîchissant, mais qui semble un peu délaissé depuis
quelque temps. On vient également de me signaler cet intéressant
forum consacré aux orgues Hammond.
Il est aussi remarquable que ces numérisations permettent de sortir des sentiers battus et des orgues passe-partout. Elles sont l'occasion de garder une trace aussi fidèle que possible, en leur état actuel, d'instruments rares et originaux, ou encore en péril, qu'aucun constructeur d'orgues électroniques ne s'aviserait de vouloir reproduire, faute de débouchés commerciaux. On a même vu produire des banques de sons d'orgues devenus parfaitement injouables mais dont une bonne partie des tuyaux était encore capable d'émettre un son à peu près correct, pour peu qu'on sache le leur demander gentiment, note par note. Nous nous trouvons ainsi en présence d'instruments dont les sonorités ont été reconstituées et qui peuvent être joués par Hauptwerk, à défaut de l'être dans la réalité. Souvent, aussi, une partie du produit de la vente de banques de sons est reversée à des organismes chargés du sauvetage ou de l'entretien des orgues en question. Au moins cela donne bonne conscience.
Pour les moins fortunés ou les
allergiques, par principe, à Hauptwerk
- Pour les "radins" et les bidouilleurs, je signale
également le logiciel libre et gratuit GrandOrgue (pour Windows et Mac OS X). À
l'origine ce logiciel se nommait MyOrgan et a été assez controversé car c'était
pratiquement une copie de la version 1 de Hauptwerk (qui n'est
plus commercialisée maintenant et est même devenu
introuvable). Il utilisait les mêmes banques de sons en 16
bits que Hauptwerk 1 (ce ne sont pas toujours les meilleures
mais certaines sont très honorables et beaucoup sont gratuites
ou peu coûteuses). La présentation était assez spartiate mais
il offrait, en gros, les mêmes fonctions que Hauptwerk 1 avec
un encombrement en mémoire un peu plus faible. Comme il ne
stockait pas les caches de ses banques de sons sur le disque
dur (comme le fait Hauptwerk), un petit disque dur convenait
parfaitement, mais le chargement était plus long.
L'auteur de MyOrgan, qui cherchait semble-t-il à apaiser sa
conscience... ou était menacé de poursuites, a vendu son
produit à MDA. Il est devenu introuvable mais je l'ai retrouvé
archivé sur un coin de mon disque dur: pour les curieux et
les archéologues.
Le
logiciel étant toutefois un logiciel libre, il a été repris
par d'autre programmeurs plus prudents et des versions plus
abouties sont sorties sous le nom de GrandOrgue, copie assez
fidèle de la version 2 de Hauptwerk mais moins
compatible. Il peut charger quelques banques de sons gratuites et
bien faites prévues pour des versions 2, 3 ou 4 de Hauptwerk (moyennant
la ré-écriture de leur ODF), avec création de caches et
prise en compte des lâchés multiples. Quelques vieilles
banques de sons au format HW 1 sont même acceptées directement
par GrandOrgue (elles deviennent rares...). Attention
plusieurs banques de sons de ce site s'installent par le biais
d'un fichier .exe et sont donc prévus pour Windows, mais rien
n'empêche de les récupérer sur un support externe, un fois
installés sous Windows, pour les utiliser sous MacOS. Je me dois toutefois de signaler
que la version 2 Mac de ce logiciel est passablement buguée
et, d'après ce que l'on m'a dit, inférieure à la version pour
Windows; elle n'est plus compatible avec macOS Catalina et
suivants. La version 3 de GrandOrgue, beaucoup plus
aboutie, est par contre acceptée par macOS Catalina, mais ne
l'est plus du tout par les versions antérieures de macOS.
Il
existe d'autres versions de GrandOrgue pour Windows (Windows 7
pro et Windows 10, familial et pro), plus stables et plus
abouties que la version macOS, ainsi que pour Linux XUbuntu
16, 18, 20 ou 22 dont un correspondant me dit qu'elles
fonctionnent parfaitement, surtout si on allège au maximum en
désactivant le réseau principal et en se pssant des options
inutiles.
Cela
peut être une alternative intéressante, mais Hauptwerk (si on
fait abstraction de son prix très "américain") donne tout de
même de meilleurs résultats, à mon avis; surtout avec les
banques de sons les plus récentes et - c'est très important -
possède un bibliothèque autrement plus fournie. Également, la
gestion des panneaux de GrandOrgue est tellement peu intuitive
qu'elle relève en très grande partie de l'énigme pure et
simple (c'est un utilisateur passionné qui me l'a avoué).
Toutefois des tutoriels sont dispo ici. Les réglages de
GrandOrgue, bien qu'en français, sont en effet moins évidents
que ceux de Hauptwerk, même s'il lui emprunte à présent le si
pratique clic-droit pour le paramétrage MIDI des
claviers/pédalier. GrandOrgue prend donc maintenant en charge
la réverbération à convolution et de nombreux fichiers
"Impulse response" sont dispo ici. Le support de GrandOrgue n'est
toutefois assuré que par les forums spécialisés. En outre - et
je l'ai moi-même expérimenté - une moins bonne gestion de la
mémoire vive et de la compression des données, fait que
GrandOrgue a souvent besoin de plus de mémoire que Hauptwerk,
pour des banques de sons identiques, voire moins grosses: bien
des instruments pouvant être chargés sans encombre dans les
1,5 Go autorisés par Hauptwerk gratuit deviennent
inutilisables, sous GrandOrgue, avec un mac équipé de 4 Go de
RAM, faute de mémoire (j'ignore ce qu'il en est pour Windows).
Aux dernières nouvelles, le développement de ce logiciel a été
repris par Denis Roussel, Oleg Samarin et Lars Palo au sein du
groupe GitHub.
Une affaire à suivre de près.
L'examen
attentif des plus anciennes banques de sons banques de sons
proposées pour GrandOrgue (en particulier celles que l'on
trouvait autrefois sous un lien qui a été supprimé) révèle que chaque
jeu se compose parfois d'un nombre très limité d'échantillons:
en général 6 par jeu au clavier et 4 par jeu au pédalier,
voire moins que cela. Tout le reste est recalculé par
interpolation. On est très loin des banques de sons pour
Hauptwerk qui, sauf rares exceptions, comportent au minimum un
échantillon par tuyau (donc 61 par jeu de clavier et au moins
30 par jeu de pédalier). Les banques Hauptwerk les plus
abouties peuvent même avoir 3 échantillons, voire plus, par
tuyau afin de différencier les attaques et les lâchés. Même si
dans la polyphonie cette pauvreté de certaines banques de sons
pour GrandOrgue peut passer plus ou moins inaperçue, il suffit
de monter une gamme pour entendre très nettement les reprises
des échantillons.
Une
de ces anciennes banques de sons, celle dite Clicquot II ,
pour GrandOrgue
(agréable, bien faite, mais très sèche)
Les
banques de sons dérivées de banques gratuites pour Hauptwerk
sont cependant mieux loties. Celles de Piotr
Grabowski en particulier sont, mis à part un
affichage plus simple (GrandOrgue gère mal l'affichage
vectoriel), identiques en qualité avec les versions pour
Hauptwerk et, il faut le dire, les plus récentes d'entre
elles étaient même d'une qualité exceptionnelle. Les versions
GrandOrgue de ses premiers instruments gratuits ne
semblent pas évidentes à trouver, mais si on demande en
fait le téléchargement d'un de ces orgues, on reçoit
automatiquement les liens pour les deux versions (HW et
GrandOrgue). Depuis le 8 juin 2020 il propose à se clients
des ODFs pour GrandOrgue des banques de sons
d'Oloron-Sainte-Marie, Erfurt-Bußleben , Bégard et
Saint-Jean-de-Luz. et semble bien décidé à continuer pour
les suivantes Comme quoi tout le monde peut changer
d'avis. Cela se trouve en téléchargement sur cette page et ça
fonctionne aussi bien pour les démos que pour les versions
complètes, qu'il est donc nécessaire d'avoir achetées
préalablement (pour celles qui sont payantes). Une petite
vidéo explique la marche à suivre. Les ODFs sont proposés
au format .rar à décompacter, sous plusieurs variantes en
fonction du tempérament et de la taille de l'écran.
Il en est de même pour celles de Maltese
Historic Pipe Organs (envoyées uniquement sur demande
sous ce lien).
Viennent de sortir début mars 2025 (pour GrandOrgue à partir
de la version 3)
- l'orgue de l'église Saint-Jean de la Croix à Ta'Xbiex
- l'orgue de
l'église Saint-Nicolas à Siggiewi
- un harmonium
Lindholm
- et est annoncé l'orgue anglais de Ste-Marie Reine à Marsa
...ainsi que pour toute la production de Casacota dont
le très beau Grenzing de l'école de musique de Barcelone. ou
celles figurant sur cette autre page. À
considérer également le petit orgue de salon
d'Onderhorst. (uniquement sur requête auprès de
l'éditeur) et tous les clavecins de Soni Musicae.
J'ai découvert récemment le site allemand de BinauralPipes
qui propose plusieurs bonnes banques de sons gratuites, mais
uniquement pour le logiciel GrandOrgue (l'éditeur s'oppose
catégoriquement à tout portage sur un autre logiciel, et
particulièrement sur Hauptwerk dont il désapprouve la politique
commerciale; ce qui est fort regrettable pour les utilisateurs
de Hauptwerk).
l'orgue d'Othfresen
l'orgue de Lochtum
L'orgue Sauer de Villa Seligmann
Découvert un peu par hasard sur YouTube,
l'orgue de l'abbaye
St Pierre et St Paul à Solignac dont une vidéo
de la banque de sons pour GrandOrgue avait été publiée par
son éditeur Sebastian Halas. Je lui en ai fait la
demande et il me l'a fort gentiment envoyée. Cet orgue de 8 jeux
de style français et d'un facteur inconnu probablement du début
du XVIIè siècle, se trouvait dans un couvent des oblats de la
région de Liège. Il a été donné en 1945 à l'abbaye de Solignac
et très respectueusement restauré (avec ajout d'une belle
voix-humaine). Une banque de sons soignée, bien présentée, d'un
des très rares petits orgues anciens français à un clavier
rescapés de la Révolution et des "améliorations" du XIXè siècle.
Augustine, avec l'accord de Sébastian Halas en a fait le portage
sur Hauptwerk.
Du même Sebastian Halas nous avons à
présent l'orgue
de l'Arbresle (à côté de Lyon) dans une
version pour GrandOrgue (une version Hauptwerk est envisagée par
lui). Il s'agit d'un instrument moderne de 15 jeux, de style
italianisant, agréable à jouer et entendre, dans une belle
acoustique. La prise de sons a été faite sur 4 canaux (avant et
arrière) qui ont ensuite été mixés pour obtenir une version
stéréo. La réalisation de la banque de sons est soignée. Tout
comme celle de Solignac elle pouvait être demandée à Sebastian
Halas sur son site web. Malheureusement ce site a été fermé.
mais vous pouvez toujours joindre cet éditeur par mail.
Le jeune organiste anglais Samuel Sleath a
également enregistré et fait les versions pour Grand-Orgue de
deux instruments de la fin du 19è siècle, situés aux environs de
Londres. Augustine en a ensuite adapté ces instruments pour
Hauptwerk 4 et suivants. Ste Mary Downe est distribué à un prix
très modique par Samuel Sleath sur demande, à partir d'un
formulaire du site d'Augustine, Cudham n'a jamais été finalisé.
Ste Mary Downe
Cudham (peut être un jour disponible)
Mon attention a récemment été attirée par
des démos parues sur contrebombarde de l'orgue construit par le
père Élie COLIN astronome et facteur d'orgue (1852 - 1923) en
1890 dans la cathédrale de l'Immaculée Conception à Antananarivo
(Tananarive, Madagascar) et dont on peut trouver effectivement une
version pour GrandOrgue, due à Dominique LACAUD.
Cette banque de sons de 15 jeux a été réalisé (selon le site
web) "à partir des informations relatives à l'instrument", en 16
bits stéréo. Il est donc peu probable qu'il ait été numérisé sur
le site, mais le résultat est assez convaincant. C'est un
instrument de 2 claviers avec un unique jeu de flûte 32' au
pédalier dans un style plutôt romantique mais avec un beau
cornet et 3 jeux d'anches qui lui offrent des possibilités de
répertoire étendues.
Parmi les anciennes banques de sons
distribuées en shareware et acceptées par GrandOrgue, j'ai
également relevé l'orgue de St Stephen de Penrith par Nick Appleton).
Dans les banques de sons commerciales je note le petit orgue de
l'université de Buzard (par MDA) qui n'est
plus commercialisé, chez Sygsoft les version HW1 et seulement
sur demande des orgues de Eenum, Krewerd, Wirdum, de
la Boezemkerk de Bolnes et chez OAM les
versions HW1 de Boara-Polsine (qui n'est plus proposé) et
de Roquemaure. On m'en signale parfois qui
sont parfaitement inconnus comme l'orgue slovaque de Bratislava-Petrzalka.
Arrivé très discrètement début septembre
2023, le magnifique orgue orgue néo-baroque de Norrfjärden,
en Suède, produit par Lars Virtual Pipe Organs
à qui nous devons déjà Bureá, Kalvträsk et Pitea pour Hauptwerk,
décrits dans la page des orgues gratuites. Il s'agit d'un
instrument construit en 1997 qui s'efforce de reconstituer ce
qu'avait été l'orgue de l'église allemande de Stockholm en 1684,
duquel on trouve encore de éléments ré-employés dans diverses
églises suédoises. L'instrument comporte 36 jeux sur 3 claviers
et pédalier, à traction mécanique, accordé au tempérament
mésotonique (1/4 comma). Claviers et pédalier ont une étendue
limitée et une octave courte. Cela pouvant sembler déroutant
pour les non spécialistes, la banque de sons en propose une
version étendue plus conforme à nos habitudes.
L'orgue avait été enregistré par Lars Palo en 2011, en stéréo
mais depuis deux emplacement différents (un pour le positif, et
un autre pour les autres divisions). Il a fallu attendre 2023
pour que la banque de sons soit écrite. La présentation propose
les jambages G/D dans une même fenêtre, une présentation
simplifiée des jeux et le réglage des bruits. Mais vous ne
pourrez l'ouvrir qu'avec la plus récente version de GrandOrgue.
Ça en vaut la peine car cet instrument est somptueux et ses
timbres très intéressants. Une version pour Hauptwerk serait
très souhaitable. Aux dernières nouvelles Augustine, avec
l'accord de l'éditeur et sous les conseils de Dominique Dantan,
s'en est chargé, avec un réel talent. La banque de sons
Hauptwerk, ré-équilibére avec ses flûtes admirables et ses
anches somptueuses devrait être proposée très prochainement.
Découvert aussi récemment par moi l'orgue
canadien Kitchener
de l'église du Saint-Sacrement, proposé par J.P. VERPEAUX sur
son site en version 1, pour un prix très
modique. Un instrument de 13 jeux sur 1 clavier et pédalier;
mais si vous l'achetez vous en recevrez également deux versions
étendues, l'une à 1 clavier et l'autre à 2 claviers et 23 jeux
(copie d'écran ci-dessous). Un bel instrument à traction
mécanique, accordé au tempérament Valotti, construit par
Brunzema en 1983, puis augmenté en 1991. Il sonne parfaitement,
avec des jeux d'anche sonores une belle réverbération.
Attention, cet orgue ne peut être importé dans Hauptwerk.
Une autre mine d'or pour trouver des ODFs
GrandOrgue (à partir de la version 3.4.2) de banques de
sons initialement écrites pour Hauptwerk est le
site de Andrew Hall. Essentiellement des instruments
proposés par Augustine et Sonus Paradisi qu'il vous faudra
toutefois acheter pour pouvoir en bénéficier car le site ne
fournit que les ODFs mais pas les échantillons allant avec.
Le site du suédois Ars Palo
propose aussi divers instruments pour GrandOrgue, à partir de sa
Version 0.3 dont certains sont introuvables ailleurs.
- Burea: chapelle funéraire (1 clavier et pédalier,
étendu à 8 jeux)
- Burea: église (3 claviers et pédalier,
33 jeux étendus à 63)
- Burea: orgue de chœur: 7 jeux sur
1 clavier et pédalier
- Kalvträsk: 7 jeux sur & clavier et pédalier,
étendus à 33 jeux sur 2 claviers et pédalier
- Pitéa: école de musique: 35 jeux sur 3 claviers et pédalier
- Bygdsijum: 11 jeux sur 2 claviers et pédalier
- Jukkasjärvi: 15 jeux sur 2
claviers et pédalier
Cependant, à mon humble avis, GrandOrgue a
surtout pour lui sa gratuité, la qualité et la variété n'étant
pas toujours au rendez-vous. Mais cette opinion n'engage que moi
et GrandOrgue a de très farouches partisans... qui ne perdent
d'ailleurs pas une occasion de me le faire savoir.
On
trouvait naguère un petit logiciel gratuit (Organ Builder) pour en
fabriquer des ODF pour Grandorgue à partir de banques de sons
prévues pour Hautwerk. Cette page a été fermée mais Organ Builder a été repris sur un autre site.
Un de mes lecteurs a testé et s'en dit satisfait mais
l'arrivée de GrandOrgue 3 a un peu changé la donne et les
adaptations. de Hauptwerk vers GrandOrgue deviennent de plus
en plus difficiles. Il me signale également une autre page où se
trouvent divers ODFs de banques de sons pour Hauptwerk
adaptées au logiciel GrandOrgue. Encore faut il au préalable
récupérer les "packages" Hauptwerk correspondants, avec les
échantillons sonores. Pour mémoire:
- San Carlo Brescia standard multi-release: packages 369 et
371
- Kdousov: package 348
- St Michel en Thiérache démo: package 869
- Saint Maximin démo: package 843
GrandOrgue
en est donc actuellement à sa version 3 qui semble bien
acceptée par Windows et relativement bien par MacOS mais dont un bug empêche qu'il
quitte proprement. Sous macOS il faut donc penser à
enregistrer manuellement ses paramètres (configuration des
claviers entre autres) avant de quitter. La gestion de la
réverbération artificielle par IR ne semble pas possible non
plus (du moins je n'ai pas trouvé comment faire), mais avec le
réglage correct la réverbération naturelle enregistrée et bien
restituée. Les anciennes banques de sons écrites pour les
version précédentes de GrandOrgue sont en principe acceptées
par la version 3.
Pour
conclure: pour tous ceux qui acceptent donc de mettre la main
à la pâte et sont sous Windows, GrandOrgue peut être une
alternative intéressante à Hauptwerk, mais il ne s'agit pas de
"Monsieur-tout-le-monde". Bien entendu il va sans dire que
toute adaptation ou modification de banques de sons existantes
suppose l'accord préalable de leur auteur, surtout s'il s'agit
de banques de sons à caractère commercial. Certains ferment
les yeux, d'autres s'y opposent; lisez les licences. Et cela
vaut dans les deux sens. Sont évidemment exclues pour les
utilisateurs de GrandOrgue les banques de sons Hauptwerk
cryptée (de plus en plus nombreuses), dont l'ODF ne peut être
édité (sinon il suffit d'un simple éditeur de texte comme
Notepad2 pour Windows ou bien TextEdit ou mieux encore
Smultron pour mac). Bref, un logiciel libre et gratuit, en
constante évolution et sur lequel il est bon de garder un œil.
- Tout nouveau, mais déjà très
prometteur voici que pointe son nez en ce début d'octobre 2021
le logiciel néerlandais Sweelinq. Il est
actuellement en version 2
Il était
au départ en pré-version proposée gratuitement avec deux
banques de sons d'orgues situés dans la GroteKertk de
Dordrecht.
l'orgue Kam (1855) - 51
jeux sur 3 claviers + pédalier
L'orgue Bach (2007) inspiré de celui de Freiberg - 34 jeux sur 2 claviers + pédalier
Il est à
présent en version définitive (payante par abonnement, avec
une période d'essai gratuite de 14jours). Sont venus s'y
ajouter l'orgue
de Westzaan - St Joris Kerk construit en 1866 par
Flaes & Brünjes.
Pour le 17
septembre 2022, sortie de la version définitive de Sweelink et
de l'orgue
Bätz de Gorinchen.
Puis à
la mi mars, l'orgue Vierdag de la
Oude Kerk de Veenendaal, un néo-baroque de 21 jeux
sur 2 claviers+pédalier
Début
avril 2023 Sweelinq vient marcher sur les plates-bandes de MDA
et nous proposant sa version de l'orgue
Hinz de Kampen. Après le doublé Pipeloops /
Prospectum de l'orgue de Maihingen c'est la seconde fois qu'un
éditeur nous fasse une banque de sons déjà éditée par un
concurrent, qui ne va certainement pas apprécier...
Et ça
continue à la cadence d'un instrument chaque mois. Début mai
2023 nous avons droit à l"orgue de l'Augustinjnenkerk
de Dordrecht, construit en 1899 par la société
Maarschalkerweeerd dans un style inspiré de celui des orgues
construits à la même époque par Cavaillé-Coll. C'est un
instrument de 21 jeux sur 2 claviers et pédalier, n'exigeant
pas plus de 8 Go de RAM
Et en
juillet 2023 un orgue français: l'orgue Kleuker de Notre-Dame
des Neiges à l'Alpe d'Huez un instrument moderne
de 24 jeux sur 2 claviers+P construit en 1978 sur les plans de
Jean Guillou.
En
septembre 2023 c'est l'orgue
Boogaard de l'Ichthuskerk de Urk qui arrive. C'est
un instrument moderne mais inspiré par ceux de Hinz: 45 jeux
sur 3 claviers et pédalier
Pour la
Toussaint 2023 nous avons droit à l'orgue
Müller de la Grote Kerk de Leeuwarden (1724 -
1727) mais plusieurs fois restauré et modifié au cours ces
temps, jusqu'à 2002. 38 jeux sur 3 claviers et pédalier. Il
peut être ouvert dans 5 Go de RAM.
L'orgue
Bätz de l'église luthérienne de la Haye (Den Haag)
nous avais déjà été proposé par Sonus Paradisi. Sweelinq nous
en donne sa
version. À vous de choisir.
Celui de la Pfarrkirche
de Göch nous avait été proposé par Piotr Grabowski.
Sweelinq nous en donne également sa
version personnelle.
Arrivé
en février 2025, voici l'orgue Wolfferts-Heijneman de la
St. Maartenskerk de Zaltbommel. Cet
instrument de 39 jeux sur 3 claviers et pédalier est une
reconstitution de 1985 , par S.F. Blank, d'un orgue construit
par Matthijs Wolfferts en 1788 et repris en 1796 par Heijneman
et enfin en 1905 par Naber. La version actuelle de cet
instrument reprend la disposition de celui de 1796 tout en
préservant une bonne partie de celui de Naber. Cela nous donne
un orgue à 3 claviers (dont deux avec tremblants) et pédalier,
très complet et propre à l'exécution d'un large répertoire.
À
nouveau un premier avril, mais cette fois ci en 2025, voici
l'orgue Mathis de la
St. Peterskirche de Görlitz (Allemagne). Cet
instrument construit en 1990 par la société suisse Mathis
Orgelbau, est inspiré d'un premier orgue de 57 jeux construit
en 1697 par Eugenio Casparini et son fils Adam Horatio, resté
en place jusqu'à 1894. Il a été augmenté en 2004 d'un Récit de
23 jeux et de 3 nouveaux jeux au pédalier. L'instrument
actuel, inauguré en 2024, comporte 96 jeux sur 5 claviers et
pédalier, dont un clavier "Engelwerk" de 6 jeux d'anches en
chamades typiquement espagnols qui, à la demande de l'église,
n'a pas été inclu dans la banque de sons. Il convient à tous
types de répertoires.
Swelinq,
maintenant en version 2, est proposé pour 3 plateformes:
Windows 10 64 bits (Windows 7 et 8 sont donc exclus), MacOS
10.15.6 et suivants, Ubuntu 18.04 64bits et suivants. Ceci est
un minimum et des versions plus récentes sont préférables. Il
peut se contenter en principe de 8 Go de mémoire mais 16 Go
sont préférables (et même à mon avis indispensables). J'ai
constaté chez moi que sur mon macMini 8Go la plupart des jeux
du GO de l'orgue Bach n'arrivaient pas à suivre; pour le
Positif ça va. Pour l'orgue Kam il ne faut même pas y penser.
L'installation est simple via un formulaire en néerlandais ou
en anglais (cliquer sur la mappemonde). Ensuite on est guidé
pas à pas pour la configuration MIDI, audio et claviers par un
"wizard" assez semblable à celui de Hauptwerk, en plus simple.
Un petit manuel en anglais est heureusement proposé au
téléchargement.
En dépit
des limitations en mémoire de mon matériel (mon iMac 16 Go
tourne avec un système trop ancien pour être accepté par
Sweelinq et je n'ai pas testé sur mon autre mac M2), j'ai
trouvé ce logiciel agréable, bien présenté et facile à
utiliser, avec un excellent rendu sonore, des possibilités de
dosage de l'audio et de la réverbération très simples à mettre
en œuvre et un système d'enregistrement de registrations
semblable à celui de Hauptwerk. Un logiciel très intéressant
et à suivre, par conséquent. Vous avez droit à une période
d'essai gratuite de 14 jours avant de confirmer votre
inscription. On en reparlera certainement mais il aura du mal
à s'imposer. Tout dépendra surtout de la volonté des éditeurs
de porter leurs banques de sons sur ce nouveau format: pas
gagné d'avance. Actuellement Sweelinq est proposé par
abonnement mensuel de 10,99 € ce qui nous fait tout de
même dans les 132 € par an et aucun éditeur ne s'est porté
volontaire pour écrire pour ce logiciel ou y porter ses
banques de sons. Par contre toutes les banques de sons
actuelles (et probablement à venir) pour Sweelinq sont
comprises dans le prix et leur nombre augmente rapidement. À
chacun de voir son intérêt.
- Nouveau venu dans l'écurie des
logiciels de simulation d'orgues virtuel, le tchèque Cecilia.
Ce programme n'existant pour l'heure que pour Windows (une
version Linux est envisagée) je n'ai pas eu le loisir de le
tester mais, sous toutes réserves, voici en substance ce qu'en
dit un utilisateur italien sur son compte FaceBook:
Disons tout d'abord que ce logiciel VPO gratuit a été conçu au
départ pour exploiter les banques de sons de Sonus Paradisi
qui en a largement financé l'écriture et la production. Après
inscription sur le site vous accédez à un dossier de
téléchargement du logiciel et de quatres banques de sons
gratuites (Velesovo; Doesburg, Menesterol et Kdousov). Vous
airez ensuite la possibilité d'en acquérir d'autres. Vous
disposez alors de fichiers XML activés par un jeu de licences
proposées sur le site.
L'utilisation de Cecilia est assez intuitive, sauf la
configuration audio qui passe par un bouton "apolv" bien trop
discret pour être trouvé facilement. Tout se passe en temps
réel et reste en mémoire. La fonction phare du logiciel est le
réglage de la réverbération qui peut être réduite, voire
rendue parfaitement sèche. S'y ajoute une moteur d'ajout de
réverbérations IR comme dans HW 5 et suivants. Le site donne
plus de détails sur les fonctions du logiciel qui semblent
être très proche de ce que propose Hauptwerk et Sweelinq.
Le son obtenu est, selon ce testeur italien, très naturel et
du même ordre que celui obtenu avec Hauptwerk.
Un autre correspondant m'écrit: Niveau son pas de latence relevée... les fichiers sont légers comparés à ceux pour Hauptwerk. Belle définition mais faut trouver où on règle la réverbération. Sécurité renforcée même pour les gratuits. Dès qu'on installe le logiciel en étant connecté à internet, il reçoit automatiquement un code PIN qui s'affiche sur l'écran (page d'ouverture du logiciel). Ensuite, on doit installer une licence par sample, à chercher sur le site. On entre ce code PIN dans la case en face de chaque Sample et ça génère un autre code PIN spécifique à l'ordinateur pour cette banque de sons. Après téléchargement il faut encore le saisir dans la rubrique "Licences" avant l'installation de la banque de son. Le tour est joué. La détection des claviers est d'une rare simplicité. Le menu qui s'ouvre à gauche est déroulant et donne accès à de multiples fonctions dont certaines pas utiles.... on peut modifier la forme des tirants, la couleur, le fond... ça fait gadget. La présentation des consoles est spartiate, mais c'est propre, bien clean et fonctionnel.
- À signaler également (pour mémoire) le logiciel JOrgan, qui est open-source. Écrit en Java, il a le bon goût de fonctionner dans les environnements les plus variés: Windows, MacOS (paraît-il mais je n'y suis toutefois jamais arrivé) et même Linux (sur lequel il a été développé à l'origine. On me signale toutefois que pour les versions 20 et 22 de XUbuntu JOrgan n'est plus accepté, pour manque de compatibilité Java. Quelques banques de sons gratuites, une fois adaptées, peuvent être utilisées par JOrgan, mais le logiciel chargeant ces banques de sons (qui sont à l'antique format Soundfonts et formées d'un nombre réduit d'échantillons) dans la carte son de l'ordinateur, n'est pas accepté par toutes les cartes sons et le résultat est tout aussi pauvre qu'avec les premiers balbutiements de GrandOrgue. À réserver, par conséquent, aux inconditionnels de Linux.
un
bel exemple de banque de sons sous
JOrgan
- Pour les linuxiens les plus intégristes (ou ceux disposant de très peu de mémoire) on me signale le logiciel (gratuit) Aeolus. Contrairement aux autres applications d'émulation d'orgue, Aeolus ne fait pas appel à des banques de sons numérisés, mais procède par synthèse sonore (un peu de la même façon que Pianoteq et Organteq, dont il est question en fin de cette page); ce qui est un véritable tour de force quand on connaît la complexité des sons pouvant être émis par un orgue. Le résultat est assez impressionnant, même s'il reste un peu plus "électronique", assez plat et avec des attaques moins réalistes que ce que peut donner une bonne banque de sons sous Hauptwerk. Mais c'est à mon avis au moins aussi agréable à entendre que GrandOrgue ou JOrgan pilotant une médiocre banque de sons. Les démos figurant sur le site de l'éditeur se laissent écouter avec plaisir (attention elles sont au format .ogg qui n'est pas reconnu par tous les systèmes. Sur mac, utilisez Quicktime 7). Aeolus propose 48 jeux, répartis sur 3 claviers et un pédalier, 5 tempéraments, un son stéréo ou surround et de belles possibilités de réverbération. Là où ça se gâte c'est que l'installation d'Aeolus est un vrai parcours du combattant. Pour qui ne maîtrise pas parfaitement linux (ce qui est mon cas) c'est mission quasi impossible. On m'a conseillé d'utiliser KXStudio, qui est une version dérivée de Ubuntu, spécialement adaptée aux logiciels musicaux et qui peut être testée (aussi bien sur un PC que sur un mac) depuis un DVD ou une clef USB, sans avoir à faire la moindre installation. Cela, je l'ai vérifié, est exact et tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si l'actuelle version de KXStudio proposait Aeolus avec les autres applications audio pré-installées. Il y a heureusement un mode d'emploi en ligne qui se trouve sous ce lien. En ouvrant cette page dans Ubuntu, on a un lien de téléchargement et d'installation du logiciel Aeolus.
Après bien des tentatives je me suis heurté à l'évidence suivante: sur mac, s'il est possible et même assez simple d'installer une version d'Ubuntu sur un disque dur externe il n'est par contre pas possible (sauf tripatouillages peu recommandables de l'EFI de l'ordinateur) de démarrer sur un disque au format Linux. Ils ne sont même pas reconnus), en dehors du DVD d'installation ou d'une clef USB dédiée. On peut, bien entendu, installer Ubuntu sur le disque interne du Mac et démarrer dessus, mais alors on n'a plus de mac! Par contre on peut y installer Aeolus et s'en servir. C'est un choix, mais c'est un choix douloureux. Bien plus, même si le démarrage sur le DVD d'installation propose de booter au choix depuis le DVD ou depuis un disque dur, cette option semble ne pas fonctionner sur mac.
Bref
Aeolus, ce n'est pas pour les utilisateurs de mac. Il semble
par contre que pour les PC sous Windows ce soit sans problème,
mais je n'en ai pas l'expérience. Oublions donc Aeolus, Organteq fait beaucoup mieux.
- Également pour Linux on trouve le logiciel Genpo qui n'est pas à proprement parler un simulateur d'orgue mais un créateur d'ODF à partir de banques de sons au format SoundFont (.SF2). Je n'ai pas testé mais l'unique exemple sonore du site (une fuge de Bach sur un orgue de Théâtre...) est loin d'être convaincant.
- Découvert récemment
à la faveur d'une démo de Contrebombarde, le logiciel EplayOrgan
de MidiMusic.
Ce logiciel gratuit pour Windows (32 et 64 bits) mais pouvant
également être accepté par le Mac, en émulation Windows via
Bootcamp ou encore par Linux via le logiciel Wine, accepte en
principe les banques de sons non protégées écrites pour HW4
ainsi que celles prévues pour GrandOrgue, à condition d'utiliser
un ODF récrit pour Eplay au format XML. On trouve sur le site un
certain nombre de ces ODFs en téléchargement. Je n'ai pas testé
mais les démos du site m'ont semblé être peu encourageantes,
sauf celles pour les orgues
de théâtre auxquels ce logiciel paraît avoir été destiné à
l'origine.
- On me signale le logiciel gratuit pour
macOS et iOs Clavitudo,
devenu Napo en version 6.1.1 Il permet d'utiliser quelques
banques de sons gratuites déjà existantes pour Hauptwerk J'avoue
humblement que je ne vois pas trop l'intérêt de la chose
sinon que les banques de sons au format Clavitudo sont
autonomes (le logiciel y est inclus de façon
transparente). Napo propose toutefois pour
ceux qui utilisent un ordinateur Apple,
à partir du moment où vous
disposez d'une console MIDI,
quelques instruments intéressants devenus introuvables
ailleurs, pouvant
être chargé gratuitement sur l'App Store et qui ne
nécessitent donc aucun logiciel supplémentaire,
dont l'orgue Marcussen de l'ancienne église de Moerdjik
(Marcmoerd) 28 jeux sur 3 claviers et pédalier Une
alternative à la version de aH
Pipe Organs qui ne semble plus être distribué.
- Il existe encore d'autres logiciels de
simulation d'instruments de musique, sur lesquels je ne
m'étendrai pas sur cette page car ce sont essentiellement
des aides à la composition (sampleurs; on dit aussi
échantillonneurs), même si certains s'ingénient à les
détourner de leur fonction première. Le plus connu de ces
logiciels est le logiciel Kontakt 5
(de Native Instruments) pour Windows et MacOS, qui utilise un
très grand nombre de banques de sons d'instruments les plus
variés qui soient. Ce logiciel commercial est assez couteux
mais il en existe une version gratuite, Kontakt 5
player, utilisant les mêmes banques de sons,
avec quelques limitations d'utilisation. Notez que Kontakt
est, à ma connaissance, le seul logiciel capable de simuler
correctement les anciens orgues Hamond.
- La société Modartt, également éditrice de Pianoteq nous a présenté fin novembre
2019 son logiciel de simulation d'orgue Organteq
(il vient, fin septembre 2023, d'être mis
à jour en version 2.03) Ce logiciel, comme Aeolus, procède par synthèse sonore et
non par échantillons enregistrés. Disponible pour MacOS,
(version 10.7 et suivantes), Windows (7 et suivants) et Linux
(x86), ainsi qu'en plug-in VST/AU. Simple à installer et à utiliser.
La version 1 proposait la simulation d'un orgue dans le style
Cavaillé-Coll, de 24 jeux sur 3 claviers/pédalier, avec une
pédale d'expression et une autre de crescendo. L'orgue pouvait
être ouvert dans différentes déclinaisons (mêmes jeux, mais
harmonisations différentes). Les avantages de ce logiciel: une
ouverture rapide, très peu de place (15 Mo sur le disque dur)
et une utilisation modérée de la mémoire vive. Il exige par
contre un processeur relativement musclé. Le rendu sonore
était très propre, proche de ce que peuvent donner des banques
de sons pour Hauptwerk, qui reste néanmoins incomparable. La
licence permet l'installation sur plusieurs ordinateurs
appartenant à un même utilisateur, à condition qu'il n'y ait
pas d'utilisations simultanées.
La version 2, à peine plus encombrante que la précédente (27 Mo sur le disque dur), apporte de grandes améliorations par rapport à la version 1 et en particulier plusieurs orgues dont les sonorités ont été reconstituées à partir de l'analyse d'instruments existants. D'où une bien plus grande variété de style, en particulier d'orgues baroques qu'il était difficile de simuler dans la version précédente. Le nombre de jeux possibles a été porté à 50 (et ça peut aller jusqu'au 32 pieds). Les processeurs multi-cœurs sont bien pris en charge. Les réglages ont été affinés et le rendu sonore est nettement meilleur et plus réaliste, surtout pour les petits ruits annexes. Ajout de pédales, accouplements et diverses commandes. La présentation est également plus complète avec une option d'affichage simplifié des jeux, sur un ou deux écrans gauche/droit. Mais mon vieil iMac a bien du mal à suivre même en réduisant la polyphonie au maximum.
La mise
à jour est gratuite pour tous ceux ayant acheté la version
précédente depuis moins d'un an. Elle n'est que 29 € pour les
autres utilisateurs.
Une
version gratuite d'évaluation téléchargeable sur le site offre
toutes les fonctions de la version commerciale, à deux
restrictions près: trois # en moins dans la première octave et
cinq # en moins dans la cinquième octave; obligation des
relancer le logiciel toutes les 20 minutes.
Le prix demandé est comparable à celui d'une belle banque de
sons pour Hauptwerk.
Une belle initiative qui ne fera peut-être pas beaucoup
d'ombre à Hauptwerk mais peut rendre d'immenses services à tous
ceux qui ne veulent pas trop investir, dont l'ordinateur est
assez puissant mais avec un petit disque dur. Ce peut-être aussi
une belle alternative à beaucoup d'instruments électroniques de
synthèse, dont la qualité sonore et le choix de styles sont
souvent très loin d'égaler ce que propose Organteq qui a
maintenant tout d'un grand. Un logiciel devenu adulte, à
recommander sans hésiter.
À tout hasard, on m'a également signalé Garitan Classic Pipe Organs: un logiciel autonome ou interfaçable à un expandeur, qui vient accompagné d'une banque de sons de 75 jeux. Je n'ai eu aucun écho et n'ai pas essayé.
En marge de ces considérations sur les orgues virtuelles je voudrais aussi signaler un logiciel remarquable de piano virtuel: Pianoteq. Il ne s'agit plus cette fois de sons numérisés mais de sons calculés par informatique, en temps réel, avec une infinie variété de réglages et plusieurs instruments (pianos, pianos-forte, clavecins, modernes ou historiques) déjà pré-réglés. Cette approche du problème convient mal à l'orgue, en l'état actuel de la technique, mais convient parfaitement au piano (ainsi qu'à d'autres instruments comme le clavecin) et a le grand avantage de n'occuper qu'une place réduite sur votre disque dur. De plus le logiciel, au moins dans sa version de base (Stage), est commercialisé à un prix très abordable. Il est protégé par un enregistrement en ligne sur le site de l'éditeur et sa licence en autorise l'installation sur 3 ordinateurs (de même propriétaire et utilisés non simultanément).
Pour vous
faire une idée, vous pouvez télécharger sur le site le logiciel
en version de démo. Elle est limitée à 20 minutes par session,
après quoi il faut relancer, et le piano a été amputé de
quelques dièses dans la première octave, mais cela permet de le
tester, dans de bonnes conditions, pour peu que l'on dispose
d'un clavier avec des touches dynamiques, l'étendue qui convient
et un toucher convenable. Bien entendu, tout comme pour
Hauptwerk, il faut une une interface MIDI et si possible une
sortie son et des enceintes, ou un casque, de qualité. Notez que
Pianoteq ne se limite pas strictement au piano. S'il n'aborde
pas l'orgue il permet, par contre et avec beaucoup de réalisme,
la virtualisation d'autres instruments: clavecins, clavicordes,
piano-forte, percussion diverses et, depuis peu, une magnifique
harpe de concert avec toutes ses particularités de jeu (arpèges,
glissandi, etc.): impressionnant. Attention: tous ces
instruments ne sont pas nécessairement gratuits.
Hauptwerk, depuis sa version 3 pouvant à
présent fonctionner en mode gratuit, avec quelques légères
limitations, l'usage de logiciels tels que GrandOrgue ou JOrgan
ne se justifie absolument plus, sauf pour les bidouilleurs
sachant créer leurs propres Fichiers de Définition d'Orgue
(ODF); d'autant que les banques de sons pour GrandOrgue ne sont
pas très nombreuses et que celles au format Hauptwerk 1
deviennent de plus en plus difficiles à dénicher. J'ajoute que
sur le forum US de Hauptwerk son propriétaire, qui a la rancune
tenace, supprime systématiquement toute mention de ses
concurrents. Vous trouverez en fin de la page 3 une
liste de banques de sons, gratuites ou commerciales, qui
acceptent parfaitement d'être utilisées avec la version gratuite
de Hauptwerk 4 (si vous pouvez la dénicher ou si vous l'avez
pieusement conservée...). Je m'efforce de la compléter à chaque
fois que l'occasion se présente.
Restait un problème à résoudre: que faire de l'ancien orgue?
Il était équipé d'un système analogique parfaitement dépassé et, de toutes façons, sans doute impossible à remettre en marche; trop lourd pour être évacué facilement. D'un autre côté, c'était une console solide, avec un banc confortable, deux très beaux claviers en bois massif, de 56 notes, bien équilibrés, très agréables au toucher et un magnifique pédalier de 32 notes; le tout n'étant pas, malheureusement, à la norme MIDI.
Les signaux
électriques provenant des contacteurs d’un clavier sont des
signaux tout à fait basiques: le courant passe ou il ne passe
pas. Ils ne comportent aucune indication sur le nom ou la
hauteur de la note. Pour pouvoir utiliser un ancien clavier, par
exemple provenant d’une console analogique, il va donc être
nécessaire de passer par l’intermédiaire d’une carte encodeur
MIDI qui soit capable, d’une part de reconnaître le nom de la
note jouée et d’autre part d’engendrer le signal MIDI
correspondant à cette note, avec ses signaux annexes de début et
de fin. L’encodeur utilisé par moi est celui qui est
commercialisé par MidiBoutique
sous le nom de hcwe. D'autres modèles lui ont succédé, mais en
plus de 12 années de bons et loyaux services, cet encodeur ne
m'a jamais fait défaut.
Cet encodeur possède plusieurs connecteurs (de 4 à 6 suivant le
modèle choisi) dont chacun peut être relié à un clavier
différent ou à un pédalier. Ce sont des connecteurs à 2 rangées
de 8 broches. Chaque note peut en effet être définie par un
nombre, qui est le produit de deux chiffres compris entre 1 et
8; ce qui permet 64 combinaisons au total (8 x 8). Lorsque
l’encodeur reçoit un groupe de deux signaux allant de 1 à 8, il
sait donc de quelle note il s’agit, sur un clavier ayant au
maximum 64 touches; ce qui est amplement suffisant pour
n’importe quel orgue.
La
transformation de chaque clavier a donc consisté en un câblage
des touches de façon à ce que chacune d’entre elles puisse
produire deux signaux électriques distincts, repérables par un
chiffre allant de 1 à 8. La combinaison de ces 2 signaux
engendre un numéro allant de 1 à 64. Pour cela il y avait deux
possibilités.
La
première, que j'ai adoptée et qui est aussi la plus
simple (mais la plus coûteuse), est de laisser le soin de cet
encodage à une carte électronique dédiée qui, chez MidiBoutique,
se nomme Keymux64. Cette carte comporte une série de 4
connecteurs permettant 64 branchement au maximum. Sur de
nombreux claviers les contacts se font par la simple rencontre
d’un élément relié à l’alimentation électrique, avec une barre
servant de masse. Pour éviter les retours intempestifs de
courant, lorsque plusieurs notes sont pressées simultanément,
chaque contact est équipé d’une diode qui, par définition, ne
laisse passer le courant que dans un seul sens. Ces diodes sont
en principe inutiles lorsqu'on utilise une carte Keymux64,
puisque aucune confusion ni retour ne sont possibles. Il suffit
alors de relier l’élément alimenté de la touche à un des 64
branchements de la carte Keymux64, en respectant scrupuleusement
l’ordre des notes et de relier la barre à la masse de cette même
carte. De la carte Keymux va partir une nappe de 16 fils qui
sera reliée à un des connecteurs de l’encodeur hcwe, auquel
seront donc transmises des doubles impulsions électriques dont
le produit codera de 1 à 64. C'est largement suffisant pour
l'orgue, dont l'étendue des claviers ne dépasse pas 61 notes en
principe.
Bien entendu, il faut avec ce procédé prévoir une carte Keymux64
par clavier et le montage final, avec une grande quantité de
fils entre les claviers et ces cartes, risque de ne pas être
très élégant. Mais c’est facile à réaliser et ça fonctionne sans
problème. Et il faut aussi savoir manier un fer à souder et ne
pas avoir peur d’avoir à effectuer plusieurs centaines de
soudures (parfois délicates) pour une console complète.
Une
carte Keymux64. On voit les 4 contacteurs, à droite, reliés
aux nappes de fils multicolores venant d'un clavier
Ces fils avaient une section trop forte pour être directement
enfichés dans le Keymux. Il a été nécessaire de les souder
à de fils plus fins. Le tout a été enrobé dans une résine qui,
jusqu'à présent, n'a pas bougé.
à
gauche le hwce (fixé sur le bâti de la pédale d'expression) -
à droite un des 3 keymux64 -
entre les deux les nappes de raccord à 2 fois 8 fils
et
sur le côté gauche de l'encodeur hwce, une prise MIDI-Out
à raccorder à l'interface MIDI-In branchée sur l'ordinateur
Et voilà le
travail, un peu fouillis mais on essaiera d'améliorer par
quelques fixations supplémentaires. Je n'ai pas de photos
récentes, mais c'est déjà un peu mieux et quel gain de place!
La seconde solution possible (que je n'ai découverte que plus tardivement) était plus complexe, mais elle aurait permis des câblages plus élégants. Elle consiste à attribuer à chaque côté des contacteurs de notes du clavier, au moyen d’un câblage approprié, un numéro de 1 à 8. La combinaison de deux numéros permettant l'identification de la touche par le décodeur hwce. Le câblage consiste donc à relier chaque contact sur un même fil, de 8 notes en 8 notes (par exemple de relier do, sol#, mib, si, sol etc.) pour obtenir une première nappe de 8 fils et de scinder la barre de bus en tronçons correspondant également à huit notes, chaque tronçon ayant son fil dans une seconde nappe de 8 fils. Selon la marque de clavier il peut y avoir des astuces à trouver, qui sont souvent traitées dans la rubrique DIY organ consoles / MIDI du forum US de Hauptwerk. Il existe d'ailleurs plusieurs versions de ce câblage, dont une spécifique aux anciens claviers de marque Fatar.
cliquez sur la
photo pour l'avoir en grand
Pour le
pédalier, même chose: les contacts étaient encore bons mais
quelques rafistolages et remplacement de lames de ressort ont
été nécessaires. Pour ceux qui mettent la main sur un vieux
pédalier d'orgue d'église, je signale que les meilleur
contacteurs électriques sont encore les ILS (voir cette petite animation). Ce sont des
composants faciles à trouver, bon marché et fiables, mais un peu
délicats à régler et qui n'aiment pas trop les organistes ayant
le pied un peu lourd; heureusement faciles à remplacer. Certains
techniciens préfèrent toutefois pour cette raison les
contacteurs à effet Hall, plus solides que les ILS, mais
beaucoup plus chers et dont je n'ai pas l'expérience.
Certains claviers, qui présentent des contacts multiples pour chaque note (à l’origine pour faciliter les accouplements) se prêtent mal à ce type de câblage mais il faut savoir que l’encodeur hcwe ne se soucie pas de savoir comment sont câblés les claviers qui y sont branchés et que les deux types de câblages peuvent parfaitement cohabiter dans un même instrument. En fait, chaque marque de clavier a ses particularités qui peuvent obliger à trouver des adaptations à ces deux types de montages et il est des claviers ou des pédaliers qui donnent bien du fil à retordre. Dans ce cas le passage par des cartes Keymux est peut-être préférable; mais pas obligatoire si on est un peu astucieux et très habile de ses mains.
Les autres
contacteurs à bascule d'une console MIDI (dominos par exemple)
peuvent bénéficier du même traitement que les claviers, par
câblage 8 x 8, pour peu que la carte d'encodage MIDI dispose
d'assez de connecteurs pour le branchement. Rien ne s'oppose
d'ailleurs à câbler, sur les mêmes nappes, quelques dominos en continuation d'un petit
clavier ou, surtout, à la suite d'un pédalier (qui est loin
d'utiliser les 64 combinaisons offertes par un codage 8 x 8).
Il est
un peu difficile de trouver du matériel MIDI, les fournisseurs
se comptant sur les doigts d'une main; et encore... Les cartes
de MidiBoutique
sont parfaites, peut-être un peu chères mais très fiables. Au
reste, MidiBoutique a souvent des promos et ce sont des gens
particulièrement aimables. En France, le seul que je connaisse
est Pascal Leray, moins cher mais dont je n'ai
pas encore eu l'occasion de tester les produits. Ses encodeurs
sont à présent compatibles avec plusieurs types de câblage et en
particulier celui retenu par MidiBoutique. Ils semblent bien
conçus et ont l'intérêt de comporter une interface MIDI-USB en
interne, ce qui, sans parler de l'économie réalisée, les rend
selon lui beaucoup plus rapides dans le transfert des signaux
MIDI que les encodeurs de ses concurrents et plus simples à
programmer. J'ai aussi entendu dire que certains avaient fait
appel au polonais SOWA, particulièrement
compétitif mais un peu avare en détails techniques. Son dernier
encodeur me semble pas mal mais je n'ai aucune expérience de ce
fabricant sinon pour ses pistons au pied, qui sont très corrects
et vendus pour une bouchée de pain. Des tentatives de contacts
avec lui ont été infructueuses, de nombreuses adaptations
s'avéraient nécessaires pour pouvoir utiliser son matériel.
Enfin je sais qu'un jeune organiste du sud-ouest souhaite se
lancer dans l'aventure, avec des prix très compétitifs. J'ai pu
tester un de ses encodeurs, prévu pour un pédalier, très propre,
alimenté en USB, qui m'a semblé être très performant. J'attends
de voir ceux pour claviers. Je souhaite donc bonne chance à ce
nouveau venu.
Je me dois
toutefois de préciser, après avoir reçu un assez grand nombre de
questions de la part de personnes qui avaient lu cette page et
avaient l'envie de marcher sur mes traces, que j'ai bénéficié
d'une chance incroyable en arrivant à mener à bien mon
entreprise de transformation d'une ancienne console d'orgue. Aux
innocents les mains pleines, dit-on! Il se trouvait que les
claviers et le pédalier dont je disposais s'y prêtaient bien,
avec des contacteurs simples, en bon état et facilement
accessibles et que, par un heureux manque d'informations, nous
sommes allé droit vers la solution la moins contraignante. Je
pense que si nous avions été informés du second procédé dont je
parle ci-dessus, nous aurions couru à la catastrophe, par manque
d'expérience. Je ne saurais donc conseiller à quiconque de
marcher sur mes traces, sans prendre de sérieuses précautions et
de plutôt faire appel à
quelqu'un ayant acquis une bonne expertise dans ce domaine.
Si vous avez un besoin dans ce domaine, vous pouvez toujours
m'envoyer un email à l'adresse qui figure en haut de cette page
et je m'efforcerai de vous mettre en relation, si possible, avec
quelqu'un de compétent et ayant déjà à son compte nombre de
belles réalisations. Mais toute personne adroite de ses mains,
minutieuse et motivée doit pouvoir y arriver; ainsi un de mes
correspondants en Allemagne a pu récemment "midifer" assez
rapidement son ancien orgue analogique - et même y ajouter un 3è
clavier - uniquement avec nos conseils donnés par mails et par
téléphone. Et il est enchanté du résultat.
Pour les audacieux un peu anglophones, je leur conseille donc le forum US de Hauptwerk dont la rubrique DIY organ consoles / MIDI est entièrement consacrée à la transformation d'anciennes consoles. En fouinant un peu vous y trouverez de nombreux conseils, shémas de câblages, photos, etc. de gens qui ont tenté, et réussi, cette expérience.
Une petite
parenthèse sur le choix des claviers
Maintenant, soyons net: le choix d'un bon clavier (qu'il soit
adapté par vous ou acheté tout fait) est primordial. Pour peu
que vous soyez habitué à jouer sur des orgues réels à
transmission mécanique, ne vous attendez pas, en utilisant un
clavier MIDI électrifié, à retrouver sous vos doigts les mêmes
sensations que celles que vous connaissez, ni à jouir des mêmes
subtilités de phrasé. Si par contre vous jouez régulièrement sur
un instrument à transmission électrique, ce sera du
pareil-au-même. Si vous ne le faites pas vous-même, on trouve de
tout dans le commerce, depuis l'excellent jusqu'au pire. En y
mettant le prix (car certains claviers peuvent être vendus fort
cher) vous devriez pouvoir trouver votre bonheur. L'idéal reste
le clavier à touches en bois, reposant sur des pivots à mi
longueur de la touche (comme on peut le voir sur les photos des
miens). Outre le plaisir du contact du bois, plus sensuel que le
plastique, la touche est alors en grand partie ramenée en place
par son propre poids et non par un ressort proche de l'axe. Cela
change tout.
Depuis peu
certains constructeurs, tel l'allemand
UHT, ont commencé à équiper leurs claviers
haut-de-gamme de petits aimants en queue de touches, dont
l'attirance simule à la perfection la sensation du décollement
de la soupape d'un orgue à transmission mécanique. C'est le nec
plus ultra... et ça se ne se donne pas. Mais quand on aime on ne
compte pas. Un prescriteur professionnel à Janzé (35), lui même
organiste et compositeur, m'a proposé d'essayer un ce ces
claviers. C'est effectivement très agréable et l'effet sous le
doigt est encore renforcé, soit par le contact de touches en
bois, soit par celui de touches en plastique dont la texture
n'est pas lisse, mais imite celle du matériau naturel. On m'a
dit, depuis, que Fatar avait également adopté ce dispositif pour
certains de ses modèles. Heureusement, notre cerveau ne demande
qu'à se laisser convaincre. Les banques de sons Hauptwerk
enregistrant systématiquement les attaques de chaque tuyau
(souvent 3 attaques de types différents), rien que le fait
d'entendre une attaque correcte suffit souvent à tromper le
doigt, qui arrive même à avoir l'impression de sentir la
soupape. De plus, le logiciel étant capable de choisir l'attaque
qui convient (si votre clavier est sensible à la vélocité),
l'illusion peut être parfaite.
L'interface
MIDI
La carte HCwe possède deux prises MIDI (In et Out) à relier à
une prise USB de l'ordinateur au moyen d'une interface MIDI.
L'interface Midi-Sport 4x4 chez M-Audio me convenait
parfaitement, même s'il y a mieux (et beaucoup plus cher). J'ai
toutefois constaté qu'elle était assez gourmande en énergie et
qu'elle devait être branchée sur un port USB largement alimenté
pour que tous ses canaux soient reconnus par Hauptwerk. Un
défaut d'alimentation avait conduit à une perte de
reconnaissance de mon petit pédalier Hoffrichter, que je pensais
en panne. Un branchement direct sur un port USB du Mac l'a
ressuscité comme par miracle. Cette interface nécessite un
pilote à jour pour pouvoir être reconnue. Malheureusement
M-Audio n'a pas suivi l'évolution de macOS . Le pilote mac a
cessé d'être mis à jour depuis sa version 3.5.3 et ce beau
matériel est depuis lors inutilisable.
J'ai donc
regardé du côté des interfaces à bas prix, au moins pour pouvoir
brancher le pédalier (puisque les deux claviers Keystation 49
M-Audio ont déjà une interface MIDI intégrée et que Hauptwerk
gère parfaitement plusieurs interfaces MIDI simultanément).
L'expérience nous a toutefois enseigné que le système avait des
limites: un pédalier + 2 claviers USB ça passe sans aucun
problème; avec un 3è clavier c'est limite, mais avec un 4è
clavier Hauptwerk a renaclé et refusé de reconnaître
simultanément 5 interfaces MIDI différentes. L'audacieux qui
avait tenté l'expérience a été obligé de faire marche arrière et
trouver une autre solution. Dans ce cas un "mergeur" à 4
entrées, avec une alimentation externe pourrait être la
solution; tous les signaux MIDI provenant des claviers y sont
mélangés et l'interface MIDI-USB n'a plus à prendre en charge
qu'une seule sortie MIDI-Out, ce qui soulage son alimentation.
Pour une
petite interface MIDI, j'avais le choix entre trois modèles,
dont j'avais constaté que tous fonctionnaient bien sous la
version Mac OS que j'utilisais à l'époque (10.9
Mavericks): la M-Audio Uno, la petite LogiLink et la petite
Prodipe. Après essais il s'est avéré que seule la Prodipe
convenait, les deux autres bien que reconnues par Hauptwerk ne
recevant aucun signal MIDI. Cette interface Prodipe a
également cessé de fonctionner avec l'arrivée de MacOS
Catalina. Un correspondant suisse vient aussi de
m'informer que la petite interface Roland UM-One convenait
parfaitement à son mac sous Mac OS 10.11.4 à condition
d'installer le pilote (driver) correspondant, que l'on trouve
sur le site du constructeur. Un pilote pour Catalina est proposé
par Roland qui, après avoir pris tout son temps propose à
présent un pilote pour macOS BigSur, que je n'ai pas testé. La
M-Audio Uno avait également reçue depuis un pilote qui lui a
provisoirement apporté une nouvelle vie... jusqu'à
l'apparition de Catalina, qui ne la reconnaît plus.
M.D.A.
(l'éditeur de Hauptwerk) conseille d'éviter, toutefois, ces
petites interfaces MIDI bon marché dont le buffer est dit-il
généralement insuffisant; ce qui pourrait conduire à des arrêts
de son, voire à des plantages, dès que la polyphonie est un peu
élevée. Mais j'ai constaté que pour la version gratuite de
Hauptwerk, elles conviennent parfaitement. et que même avec les
versions payantes elles se comportent très honorablement. Un de
mes amis se sert de la petite M-Audio Uno, sous Windows 7, puis
8.1 et enfin 10 et il n'a rencontré aucun problème, même avec de
très grosses banques de sons. Il préfère toutefois la petite
Prodipe avec les mêmes systèmes d'exploitation. Je suis en
relation avec plusieurs personnes utilisant cette même Prodipe
(proposée sur Amazon à un prix correct), qui m'ont assuré
n'avoir rencontré aucune problème. Je retiendrai donc que, pour
une utilisation courante de Hauptwerk sous Windows, il semble
inutile d'aller chercher plus loin, à condition de ne pas trop
demander, sous peine de voir la latence augmenter et la
polyphonie diminuer (ces deux paramètres pouvant, au demeurant,
être réglés finement au sein du logiciel Hauptwerk).
Pour ma "grande console" j'utilisais une nouvelle version de l'interface M-Audio Midisport 2x2, dite "d'anniversaire", qui est meilleure, plus petite et moins chère que la 4x4. Les signaux MIDI étant déjà regroupés (mergés) à la sortie de la carte HCwe, une interface 2x2 suffit en effet amplement. Cette interface a le bon goût de ne nécessiter aucun pilote, ni pour Mac OS ni pour Windows. Mais c'était trop beau et cette interface, elle aussi, ne fonctionne plus sous Catalina. Avec l'arrivée de macOS BigSur elle a miraculeusement repris du service et se trouve à nouveau fonctionnelle, sans pilote. Pourvu que ça dure!
Mes recherches pour trouver une interface MIDI-USB acceptée par Catalina m'ont conduit chez MOTU qui garanti la compatibilité de ses interfaces avec Catalina. Mais il s'agit de matériel pro et assez cher.
Pour ceux qui opteraient pour une carte-son USB - surtout les nouveaux venus - je signale qu'ils pourront faire l'économie de l'interface MIDI étant donné que la plupart de ces cartes-son USB sont déjà des interfaces MIDI de qualité. C'est actuellement ainsi que je suis équipé, avec une carte-son Presonus Audiobox USB qui a remplacé efficacement la M-AUDIO Midisport.
Et bien entendu, il faut une bonne sortie son car, comme il est dit sur le site de Sygsoft: «on n'écoute pas Hauptwerk avec une paire d'enceintes à 10 Euro». Mon choix s'était porté sur les enceintes Altec-Lansing FX-6021, assez chères mais dont je suis très satisfait: graves puissants, médium bien rond, aigus fins et précis. Elles sont composées d'un gros caisson pour les basses et de deux petites enceintes pour les aigus. Parfaites pour une écoute dans une petite pièce mais, probablement moins intéressantes dans un plus grand local car d'une part le caisson de basses n'est pas très gros et, d'autre part, les aigus sont très directifs: il vaut mieux se trouver entre les deux petites enceintes. Aux dernières nouvelles, ce modèle d'enceintes n'est plus disponible.
Profitant
d'un promo éclair j'ai récemment craqué pour des Harman-Kardon
Soundstiks
III dont le design moderniste est surprenant.
Particulièrement brillantes et fidèles pour les aigus (elles
égalent ou même dépassent un bon casque) à condition de placer
les petits satellites (extrèmement directifs) à hauteur des
oreilles et tournés vers elles, dotées d'un caisson de basses
très efficace, elles donnent un son moins rond mais plus
précis que mes Altec-Lansing. En utilisant les deux modèles en
même temps (les Altec-Lansing comme enceintes arrières), le
résultat est exceptionnel.
Cependant, pour éviter de sonoriser tout le quartier (et de faire aboyer mon chien) je préfère, le soir écouter au casque. Là encore il ne faut pas trop mégoter sur la qualité, sinon certaines fréquences peuvent être filtrées ou saturer. J'ai opté pour un bon casque de marque Bose et en suis très satisfait. Certains optent pour des enceintes de monitoring, avec caisson de basses; cette solution luxueuse peut être très satisfaisante mais ne convient absolument pas à la sonorisation de grands espaces.
Enfin, on ne répétera jamais assez que la qualité de la carte son est primordiale. Je connais des utilisateurs de Hauptwerk qui, malgré des réglages sophistiqués, avaient en permanence des problèmes sonores: saturation, brèves coupures de son, mauvaise balance des registres, distortion et craquements étranges. Il leur a suffit d'acquérir une bonne carte son pour que tout cela disparaisse comme par enchantement. MDA dit que les Macs sont tous équipés d'excellentes cartes sons lesquelles donnent en principe toujours satisfaction, du moins si on se limite à une écoute en stéréo. Pour les PC sous Windows il y a un peu de tout et certains constructeurs ou assembleurs ont tendance à négliger le son au profit de l'image (à cause des jeux, très exigeants en vidéo). Il n'y a donc pas de règles en la matière, sinon de se dire que la carte son est trop souvent le point faible d'un équipement Hauptwerk.
J'avoue
cependant que la partie son des Macs étant réputée être de
qualité, j'avais un peu négligé cet aspect de mon équipement
jusqu'à ce que plusieurs de mes correspondants ne se soient
équipés d'une carte son relativement bon marché (mais
conseillée par MDA), la Presonus AudioBox USB (voir photo un peu
plus haut) et s'en déclarent émerveillés. Pour en avoir le
coeur net, j'en ai donc emprunté une et l'ai essayée chez moi.
Je ne m'attendais pas à une telle amélioration de la qualité
sonore de mon installation: tout est plus clair, plus aéré,
plus précis; aussi bien sur mes enceintes qu'au casque. Les
basses ont pris une belle ampleur et les timbres paraissent
beaucoup plus naturels. Cerise sur le gâteau: cette carte son
assurant également le rôle d'interface MIDI, cet
investissement devient particulièrement rentable pour une
première installation. Un de mes correspondants a préféré
acheter, dans les mêmes prix mais avec une double
entrée/sortie audio, une carte son Berhinger et s'en trouve
également fort satisfait.
Autre
maillon de la chaîne à soigner (car on ne le, dira jamais
assez, c'est toujours l'élément le moins bon qui prend le pas
sur les autres): l'ampli et
ses câbles de branchement. Le choix des câbles est en
effet loin d'être négligeable et des problèmes peuvent venir
tout simplement de câbles de mauvaise qualité, dépareillés ou
de longueurs différentes.
On trouve de
plus en plus souvent des banques de sons au format surround (le
son provenant directement des tuyaux de l'orgue peut être envoyé
vers une paire de hauts-parleurs avant, tandis que le son
renvoyé par l'église peut être envoyé à des enceinte arrières).
Je n'ai pas eu l'occasion de tester ce dispositif (utilisable
uniquement par la version Étendue de Hauptwerk), qui exige une
carte son externe (parfois un peu coûteuse) à plusieurs
entrées/sorties mais, de l'avis de tous ceux qui l'on essayée,
le résultat est bluffant. L'encombrement en mémoire vive
(pratiquement double de celui de la version stéréo) l'est tout
autant. Le chargement des voies arrières, même dans un
équipement strictement stéréo, peut toutefois apporter plus de
réalisme à une banque de sons paraissant un peu plate. Ce n'est
pas systématique, mais généralement conseillé si votre mémoire
installée le permet; en particulier pour les plus récentes
banques de sons d'Augustine Virtual Organs et de Sygsoft dont
les versions surround sont bien plus intéressantes que les
versions stéréo, même chargées en 16 bits.
Les dominos, pistons et autres
commandes
Enfin il est bon de savoir que l’encodeur hwce comporte d’autres possibilités de branchements (qui diffèrent suivant les modèles): pour des contacteurs de types différents de ceux des touches de clavier (dominos, pistons, etc.) ou des appareils de la famille des potentiomètres (pédales d’expression ou de crescendo par exemple). Les schémas du fournisseur sont assez clairs pour quiconque sait les lire. J'ai pu vérifier que les modèles de hwce plus récents que le mien (qui a tout de même une bonne douzaine d'années mais se propose encore parfois, en solde) permettent le branchement de 8 interrupteurs (dominos de jeux ou pistons réversibles) et de 8 potentiomètres (pédales d'expression, crescendo, etc.). Il semble, sauf à leur poser la question, que Midi Gadgets Boutique propose une carte additionnelle prévue pour 32 jeux. On verra plus tard.
Comme je l'ai
dit un peu plus haut, une batterie de dominos, cablés de la même
façon qu'un clavier (ou en continuation des marches d'un
pédalier) et branchés directement sur un connecteur 8x8 de
l'encodeur MIDI, peut parfaitement être utilisée une fois
programmée pour une banque de sons donnée. Pour l'instant les
jeux chez moi se cliquent à la souris, sur l'écran de
l'ordinateur (certains utilisent des écrans tactiles, voire 2
écrans de part et d'autre de la console, si la banque de sons le
permet). Avec la possibilité de combinaisons préparées que
propose pratiquement toutes les banques de sons pour Hauptwerk,
ça n'est pas trop gênant. Le clavier de l'ordinateur peut
également être utilisé (c'est une fonction peu connue mais
parfaitement intégrée à Hauptwerk). Et j'utilise aussi avec
plaisir une tablette Novation Launchpad (voir la photo un peu
plus haut) qui me convient très bien. Pour le tirage des jeux on
n'a donc que l'embarras du choix, selon ses moyens et ses
habitudes.
On m'a
installé en 2015 un 3ème clavier au dessus des deux d'origine.
C'est un clavier récupéré et resté inemployé car les claviers de
56 notes sont peu recherchés. Bien nettoyé, câblage refait
(selon la deuxième méthode) pour être compatible avec la carte
HWce, il a repris du service sans broncher. La console est à
présent parfaitement fonctionnelle et agréable à jouer, même si
son aspect un peu pitorresque peut surprendre. On fait avec ce
qu'on a et je vous assure que ces claviers, même s'ils sont de
couleurs différentes, s'accouplent sans se faire prier.
ma
console modifiée, avec le nouveau clavier de 56 notes, la
carte-son,
les nouvelles enceintes, le launchpad et un écran de contrôle
Bien entendu on est encore loin des sensations éprouvées lorsqu'on se trouve assis sur le vrai banc d'un vrai orgue. Quelle que soit la qualité de la chaîne de reproduction il manquera toujours chez soi cette sensation, purement subjective au demeurant, de piloter une grosse et puissante machine, ainsi que l'ampleur de l'acoustique, les vibrations de l'instrument sous les fesses, le contact direct avec les tuyaux, le vent qui souffle parfois dans les cheveux, la poussière, les odeurs d'encens... et le bavardage de la dame préposée aux fleurs. Mais croyez moi, on s'en rapproche parfois de façon étonnante. Et avoir à la maison un orgue virtuel de qualité donne vraiment envie d'aller écouter des orgues "pour de vrai", comme par exemple ceux de ma ville de de Saint-Brieuc et des envrons.
Mais il ne
faut pas se tromper de cible. Quelle que soit la perfection
technique de Hauptwerk et des banques de sons dont l'élaboration
est de mieux en mieux maîtrisée par les éditeurs (avec des
fonctions qui sont bien souvent ignorées par les utilisateurs),
jamais Hauptwerk ne prétendra remplacer un orgue à tuyau. Ce
n’est pas sa raison d’être. Son but est de pouvoir jouer chez
soi des orgues auxquels presque personne n’a accès, du fait de
leur éloignement ou de toute autre raison. Hauptwerk peut vous
faire connaître, avec un réalisme très convaincant, des
instruments que vous n’auriez jamais pu voir, ni même
approcher. Hauptwerk est également une merveilleuse opportunité
d’entrainement, chez soi ou dans une école de musique, à
différents styles d’instruments et d’en découvrir les
particularités et les registrations. Il faut se rendre dans une
église ou un auditorium pour trouver un orgue à tuyaux. Là où
Hauptwerk est imbattable c’est qu’il peut avoir sa place chez
vous ou dans un conservatoire.
Il existe 4 ou 5 fabricants d’orgues numérique qui, au mieux,
proposent 7 ou 8 modèles, alors que le nombre de banques de sons
destinées à Hauptwerk est pléthorique, avec une variété de
registrations et un réalisme très supérieurs à ce que proposent
les orgues numériques du commerce.
Il ne faut pas oublier non plus les aspect de préservation, de
documentation et d’archivage, offerts par Hauptwerk.
Il serait parfaitement stupide de prétendre opposer Hauptwerk et
les orgues réels: ils sont complémentaires et ont des buts
différents.
On
m'a fait
remarquer que
le répérage
des fréquentes
mises-à-jour
de cette page
était un vrai
parcours du
combattant. Je
le reconnais
volontiers et
c'est
pourquoi,
dorénavant, je
donnerai ici
un bref résumé
de ce qui a
changé (j'ai
essayé de
reconstituer
ce que je
pouvais pour
les dates
antérieures)
et j'y ai
ajouté des
liens internes
vous
conduisant
directement à
l'article
relaté. J'ai
mis à la suite
une table des
matières
également
indexée.
- 2
novembre 2022:
sortie de
l'orgue de
Niederzwehren
(Binaural
Pipes)
- 21 septembre
2022: version
définitive de
Sweelinq er
sortie de
l'orgue de
Gorinchen
- 1er mai
2022: quelques
observations à
propos de
GrandOrgue et
de JOrgan sous
Linux
- 26 mars
2022: ajout de
ma traduction
du Guide de
l'Utilisateur
de Hauptwerk
VII
- 23 mars 2022
- ajout d'un
lien vers le
forum des
orgues Hammond
- 10 février
2022 - orgue
de Westzaan
(pour
Sweelinq)
- 2 et 3
février 2022:
présentation
du logiciel Cecilia
- 28 janvier -
1er février
2022: sortie
de Hauptwerk
7
premières
impressions.
- 12
- 18 octobre
2021: arrivée
du logiciel Sweelinq
- 21 septembre
2021:
relecture de
cette page,
corrections
diverses et
actualisation
de certaines
données.
- le 13
septembre
2021: orgue
Élie Colin de
Tananarive
pour
GrandOrgue
- le 27 mai
2021: orgue de
l'Albresle
pour
GrandOrgue
- le 22
février 2021:
orgue de
Petrzalka pour
GrandOrgue
- le 17
janvier 2021:
traduction du
Guide de
l"Utilisateur
de HW VI
- le 8 janvier
2021:
traduction de
la Notice de
Présentation
de HW VI
- le
15 décembre
2020:
premières
impressions
sur Hauptwerk
VI
- le 20
novembre 2020:
sortie de Hauptwerk
VI
- 5 octobre
2020:
découverte de
Keyscape
(Spectrasonics)
- 28 septembre
et 1er octobre
2020:
réorganisation
et correction
du site,
vérification
des liens.
- 15 septembre
2020: un peu
de ménage en
ce qui
concerne le
logiciel
GrandOrgue et
révisions de
quelques
détails.
- 31
août 2020:
découverte de
la banque de
sons de
Solignac, pour
GrandOrgue
(Sébastian
Halas)
- 8 juillet -
deux bonnes
banques de
sons gratuites
(uniquement
pour
GrandOrgue)
chez
BinauralPipes.
-
- 8 juin 2020:
publication
d'ODFs pour
GrandOrgue des
dernières
banques de
sons de Piotr
Grabowski - les
anciennes
banques de
sons au format
GrandOrgue ont
toutes été
retirées du
site web de
Piotr
Grabowski :((
- 28 avril
2020 - mise à
jour de mon
petit manuel
en version
2.03
- 28 janvier
2020:
traduction du
Guide CODM
pour Hauptwerk
V -
12
janvier 2020:
interfaces
M-Audio et
Catalina